Samedi 29 décembre 2007



Et pendant ce temps-là, le président Sarkozy se la joue glamour, en Egypte, loin de nos problèmes quotidiens, au bras d'un top-modèle "gauche caviar". Il est fort le "mec sarko". Il nous montre quand même qu'il est resté très fidèle à son slogan de campagne électorale "Avec Sarkozy, tout est possible". Bien sûr, ceux qui votèrent pour lui en mai dernier ne pouvaient pas imaginer que ce slogan d'un avenir prometteur n'avait pas été conçu pour le bon peuple de France, mais essentiellement pour le futur président lui-même. Oui, pour Sarkozy tout est possible. Surtout une vie de milliardaire aux frais de potes milliardaires. Avec ce président "bling-bling" une certitude, l'année 2008 sera encore plus clinquante que celle qui s'achève, celle de son accession au "trône républicain". En attendant cette nouvelle année, vous pouvez déguster, sans aucune modération, cette opérette célèbre de Luis Mariano, relookée au goût du jour par "lefred". "Sous le soleil du mec Sarko" ne manque pas de piquant.
par paul a. cuenca publié dans : actualité
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Mardi 18 décembre 2007
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Il fait froid. Très froid même. - 5° ce matin. Mais bon tout est relatif. Se répéter inlassablement, d'avoir la chance de posséder un toit, un chauffage, des vêtements chauds. La radio parle de précarité, de sans-logis. On prend son bol de café fumant, on écoute d'une oreille distraite. La vie est dehors. Difficile. Terrible. Angoissante. Et nous, avec nos petits problèmes du quotidien on se donne l'impression d'avoir de vrais problèmes. Puis, là, au détour d'un reportage, une femme, un homme, on augmente le volume de la radio. On pose la tasse de café sur la table. Les mots sont simples. Des mots de tous les jours. L'homme, la femme, parlent avec un débit saccadé. Ils ne trouvent plus les mots. Les phrases sont entrecoupées de ronflement. Ils ont froid. Ils ne savent pas où ce soir ils dormiront. Ils parlent de galère. Mais sans aucune animosité. C'est le mot qui leur vient le plus naturellement à la bouche. Ils sont dehors depuis. Oh, ils ne savent même plus. Qu'importe les dates. Ils sont dehors. Il fait froid. Le journaliste passe à un autre reportage. C'est bientôt Noël. Alors on parle de cadeaux, de réveillons goûteux, d'achats compulsifs. Puis juste après, c'est le moment de l'idylle du jour. L'amour entre un top-mannequin et un président de la République. L'homme, la femme, de tout à l'heure sont bien loin. Pourtant des images refont surface. Celle, insupportable, de ces enfants de Don Quichotte jetés dans l'eau glaciale de la Seine par les forces de l'ordre. Et celle, au même moment, d'un président de la République et d'une chanteuse mannequin, se laissant shooter par une dizaine de photographes, venus là, par le plus grand des hasards, dans un parc d'attraction. Deux images symboles de deux France. La France qui soufre, qui gît dans la précarité et celle qui ne pense qu'à profiter de sa gloire, de sa richesse et qui se met en scène comme un vulgaire rouleau de papier cul. Et nous, au milieu, nous tentons, de temps en temps, de relever la tête. Juste un peu plus, manière de ne pas sombrer définitivement dans cette folie destructrice.
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par paul a. cuenca publié dans : coup de gueule
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Mardi 11 décembre 2007

Mentir également. Car elle refuse de hurler sa haine. Mensonges de circonstance, mensonges de survie. Mensonges quotidiens qui accompagnent l'agonie de sa jeunesse, jour après jour. Mensonges faits de mots qu'elle ne voudrait pas prononcer, qu'elle ne dit pas, de geste forcés, de sourires contraints, liés les uns aux autres par une hypocrisie qu'elle admet depuis si longtemps. Depuis trop longtemps.
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par paul a. cuenca publié dans : Des nouvelles ... de Tian
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