ÊTRE OTAGE ?

Publié le par paul a.cuenca

Au moment où certains médias, hommes politiques ou passagers des transports en commun utilisent à tout va le mot « otage » pour parler des grèves en cours contre la réforme des régimes spéciaux, il n’est pas inutile de se souvenir qu’Ingrid Betancourt est toujours otage des Farc. Elle est otage depuis le 23 février 2002. En Colombie. Aucune nouvelle d’Ingrid. De temps en temps, un léger espoir qui tombe vite dans le désespoir qui accompagne depuis cinq ans sa famille, ses proches et tous les militants de la paix. Aujourd’hui, à 15 heures, une marche de soutien est prévue à Paris, au Trocadéro. La marche partira du parvis des Droits de l’Homme pour rejoindre le mur de la paix. Une marche à laquelle participera de nombreux homes et femmes politiques parmi lesquels le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ainsi que le maire de Paris, Bertrand Delanoë. La famille d’Ingrid devrait prendre la parole à la fin de la marche.
Puis ce soir, ce sera au tour du collectif 100 artistes et écrivains d’organiser un concert gratuit au Zenith, à partir de 19 heures. Au programme Renaud, Julien Clerc, Carla Bruni, Adamo, Michel Delpech, Jeanne Cheral, Vincent Delerm, Grand Corps Malade, etc…
Le manifestations d’aujourd’hui ont lieu «  à la veille de la venue en France, le 20 novembre du président vénézuelien (Hugo) Chavez qui négocie avec les FARC la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens » précise le communiqué du collectif 100 artistes et écrivains pour Ingrid Betancourt.
Alors, une supplique : arrêtez d’utiliser le mot « otage » pour vos petits problèmes quotidiens. Car honnêtement, j’imagine bien qu’Ingrid rêverait d’être « pris en otage » par les grévistes, juste quelques petits jours, pour se rendre à son travail. Car cela voudrait dire qu’Ingrid est LIBRE !

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