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coup de gueule

Mardi 5 septembre 2006
           

Le peuple, c'est comme ça que les people's l'aime, absent, ailleurs, lointain


        Ils
sont formidables nos people's à nous. Non content de faire la Une des magazines intellectuels, tels que Gala, Voici, Public, Ici-Paris, VSD, Paris-Match... ils envahissent, au gré des humeurs de nos journalistes patentés, les couves de la presse plus légère, je veux parler du Nouvel'Obs, de l'Express, du Point, du Monde, de Libé...
              Eh oui, ils sont partout. Ils squattent le moindre morceau de papier pour étaler leurs vacances, leurs humeurs, leurs peines.
Certains même, vont jusqu'à donner leur opinion - si, si, ils en ont !!! - sur la politique, l'écologie, les grands problèmes du monde. Entre deux tournées, deux tournages, deux soirées entre gens du même monde, ils prennent le temps de s'adresser au bon peuple de France, leur prodiguant moults conseils...
             Ils n'hésitent jamais à rappeler qu'ils sont issus du peuple. Non, pas de la bourgeoisie ou de l'aristocratie, du peuple.
             Tenez, un exemple parmi tant d'autres. L'acteur Jean Reno. Plus peuple que lui, pas possible. En plus, il rappelle à qui le veut, qu'il est immigré, et qu'il connait bien le problème lié à l'exil. Les préoccupations des vrais gens, on ne lui fait pas à lui.
            Le 29 juillet dernier, durant une grande partie de la journée, il a réussi le tour de force de faire fermer un bourg provençal, particulièrement envahi par les touristes en cette saison. Là, on dit : chapeau Jean !
             Essayez, vous, les vrais gens, de faire boucler en pleine saison touristique un village de l'imporatnce des Baux-de-Provence et vous verrez qu'impossible est bien français. Mais pas pour l'ami Jean. Entouré de ses deux cents invités anonymes ( Johnny et Laetita Halliday, Cécilia et Nicolas Sarkozy, Ron Howard du Da Vinci Code, Luc Besson, Michel Drucker, Charles Azanavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Jean-Claude Brialy, Line Renaud, Jean-Claude Gaudin...) ils ont pu ainsi déambulé en centre ville, à l'abri des regards indiscrets et de cette populace qui, parfois est d'un sans gêne... Et l'ami Jean avait tout prévu : exclusivité du mariage pour le journ
al intellectuel Gala, article critique de Guillaume Durand et installation tout au long du parcours du cortège royal  de panneaux de 2 m de haut, pour éviter les regards salaces des "vrais gens"... Sans compter sur la présence de dizaines de gendarmes et policiers. ( Là, je suis de mauvaise foi, car le témoin principal de Jean n'était autre qu'un certain Nicolas S., ministre de l'Intérieur, Président du parti au pouvoir et futur probable et certain candidat à la présidence de notre république babanière...) Ce qui fit dire à guillaume Durand, avec la finesse qui le caractérise : "On doit être dans l'endroit le mieux protégé de France..."
             Pour le repas de noces, l'ami Jean avait réservé une petit routier aux portes de la provence : l'Oustau de Baumanière. Ici les prix pratiqués flirtent avec les 150 euros par personne, sans compter les beuvrages ...
            Je vous laisse à vos calculettes pour cette opération qui sent bon les fins de régnes:             200 x 150 ? + x flasques x ... = ?
             Après avoir envahi une ville touristique, empêché durant plusieurs heures des milliers de touristes à contempler ses richesses architecturales, cloitré le peuple derrière des panneaux pour ne pas voir, englouti des mets de choix et des boissons fortes, l'ami Jean s'est resaisi. Il a prié ses invités prestigieux d'avoir une petite pensée amicale pour les pauvres, les malades, les malheureu
x, les handicapés, les... Et chacun de mettre la main au portefeuille pour se délester de quelques centaines d'euros pour des associtaions bienfaitrices, manière d'avoir bonne conscience et de continuer la fête le coeur léger et les remords en moins.
             A vot ' bon coeur, M'ssieurs dames, a vot ' bon ceur, le seigneur vous le rendra...
            
            
Par Paul Abram
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Mercredi 13 septembre 2006

    Donc, il aura fallu attendre l'édition du samedi 9 septembre, pour connaître les explications de Libé sur le départ des quatre plumes historiques :
Florence Aubenas, Jean Hatzfeld, Antoine de Baecque, Dominique Simonnot.
   Une petite « col. » en page 19 nous informe ainsi que ces derniers « ont choisi de démissionner et de le faire savoir » (sic !).
     Et de préciser que « la liberté rédactionnelle des journalistes de Libération n'a jamais été entravée par quiconque, ni hier, ni aujourd'hui..... » Pour l'avenir, les élus de la Société des rédacteurs de Libération et de la Société civile des personnels de Libération, auteurs du susdit communiqué, espèrent qu'il en sera de même...
    Nous aussi nous le souhaitons et l'espérons de tout notre coeur. Mais nous ne partageons pas pour autant leur optimisme. Car, pour quelles raisons objectives, Libé ne communique pas sur ses problèmes qui ne sont pas un leurre mais une véritable réalité. Nous, lecteurs attitrés, nous sommes obligés de picorer à droite et à gauche pour connaître la situation réelle de Libé. C'est pour le moins insupportable.
    Alors, s'il vous plait, plus jamais ça,  cette fausse leçon d'objectivité et de déontologie que nous avons pu lire dans le dernier paragraphe du communiqué.
    Ainsi vous êtes obligés de nous préciser que la Une du jour, consacrée aux incohérences de Nicolas Sarkozy, ne vous a pas été imposée par Edouard de Rothschild. Vous poursuivez le vice jusqu'à nous rassurer  que ledit actionnaire principal de Libé ne vous a pas demandé non plus de rendre compte du festival de Salsa à Dax, ni de consacrer le portrait du jour à l'écrivain libanais, Elias Khoury.  Et cerise sur le gâteau, vous montrez votre attachement à la liberté de la presse, en nous précisant que ces sujets, comme les autres, les actionnaires les découvrent en même temps que vos lecteurs.
    Chapeau et profil bas !
    Vous nous prenez pour des enfants, non ?
   Nous avons besoin d'information sur ce qui se passe à Libé. Face à la démission obligée de Serge July, le départ, aujourd'hui des plumes historiques, nous voulons connaître les faits. Pour mieux vous analyser, pour vous aider et pour vous lire encore. Mais vos commentaires de samedi sont dignes de la Pravda de la grande époque. Nous ne voulons pas croire que vous en êtes réduits, aujourd'hui, à défendre votre journal  et le notre par voie de conséquence, avec des arguments aussi naïfs. Si l'on ne vous aimait pas depuis si longtemps, on serait tenté d'écrire "des arguments aussi stupides".



Par Paul A. Cuenca
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Vendredi 29 septembre 2006

                RENAUD, LA SOCIETE... ELLE VIENT DE T'AVOIR !!!

Donc, Renaud, le sauvage, Renaud, le révolté, Renaud, le contestataire, Renaud, le chanteur engagé, donc...
Ce n'était pas la peine de gueuler ta révolte à la face du monde, ducon, pour en arriver là...
Ta déprime, ton alcoolisme, ta femme larguée, ta fille toujours là, tes pastis à longueur de temps, et hop, miracle, te voilà changé.
Tu sors un album "Rouge Sang" où tu fais rimer facho avec sarko. Hou là là... T'as pas pris trop de risques, au moins ?
Alors tout le monde en parle. On t'admire, on te critique, on t'aime, on te déteste...
Mais Renaud tu as tellement changé que nous avons de la peine à croire que tu es le même bonhomme !
Tu vois, mec, ce qui nous reste en travers de la gueule, c'est que toi aussi, en vieillissant tu deviens con. Con et beauf à la fois, comme aurait pu le chanter un certain Jacques. Un grand, lui ! Pas comme toi !
Alors comme ça, tu roules en 4 x 4  et à l'occasion de ton mariage, cet été, tu as vendu en exclusivité les photos de la noce à la presse people.
Question subsidiaire : le montant de la transaction ?
Nous espérons que tu as placé les millions d'euros en bourse. Bien entendu, sur du "solidaire", de "l'équitable"... C'est la mode, paraît-il !
C'est quoi ton problème ?
Tu regrettes tant que cela, la belle époque? Celle de Mitterand et de la gauche caviar...
Vas-tu nous refaire le coup de la page de pub dans Libé pour un candidat socialiste ?
Nous sommes persuadés que la bobo Ségolène emportera tes suffrages...
Allez pour le fun, ces quelques paroles d'une chanson intitulée, je suis mort de rire, "Société tu ne m'auras pas..."
Ah oui ?
Dis, Renaud Séchan, tu t'en souviens ?
C'était de toi, à ce qu'il paraît !!!

Allez on reprend en coeur :

Y'a eu Antoine avant moi,
Y'a eu Dylan avant lui,
Après moi qui viendra ?
Après moi c'est pas fini.
On les a récupérés.
Oui mais moi on m'aura pas,
Je tirerai le premier,
Et j'viserai au bon endroit.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

J'ai marché sur bien des routes,
J'ai connu bien des pat'lins,
Partout on vit dans le doute,
Partout on attend la fin.
J'ai vu occuper ma ville
Par des cons en uniformes
Qu'étaient pas vraiment virils,
Mais qui s'prenaient pour des hommes.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

J'ai vu pousser des barricades,
J'ai vu pleurer mes copains,
J'ai entendu les grenades
Tonner au petit matin.
J'ai vu ce que tu faisais
Du peuple qui vit pour toi,
J'ai connu l'absurdité
De ta morale et de tes lois.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

Demain, prends garde à ta peau,
À ton fric, à ton boulot,
Car la vérité vaincra,
La Commune refleurira.
Mais en attendant, je chante,
Et je te crache à la gueule
Cette petite chanson méchante
Que t'écoutes dans ton fauteuil.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

Paroles et musique : Renaud
Oui, Renaud, mais celui d'avant...
Par paul a. cuenca
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