RÉMINISCENCE !

Publié le par paul a. cuenca

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    Elle était comme d’habitude, presque allongée dans le fauteuil, ses pieds nus sur le bureau. Elle étudiait un dossier. En m’approchant, je me suis rendu compte qu’il s’agissait des papiers que je lui avais envoyés.

        - Alors, Maître, mon dossier avance ?
        - Bonjour, Arnaud…
        - Euh… oui, bonjour Claire…
    Je l’ai trouvée très en beauté, et j’ai ressenti un léger pincement au cœur. Pour un peu, et si elle y mettait du sien, je replongerais volontiers… D’abord dans ses bras, et peut-être plus, si affinités… Je me suis interdit de m’approcher, de respirer son odeur, et c’est tout juste si je ne lui parlais pas en fermant les yeux. Mes hormones faisaient un sacré ramdam à l’intérieur, se déversaient à gros bouillons dans mes veines, et titillaient toutes les zones que j’avais patiemment anesthésies depuis notre séparation. Il ne faudrait pas que cette histoire dure trop longtemps, ou bien il serait imprudent de me laisser seul avec elle… Je me suis donc assis sur une des deux chaises, aussi loin que possible de la zone dangereuse.
    Je me suis souvenu de tout ce que nous avions partagé, du sentiment qu’elle était, malgré tout ce qui nous avait séparés, la plus parfaite adéquation de ce que je voulais faire, entendre, ressentir… Sons sens de l’humour et de la répartie, en s’effaçant de ma vie, avaient laissé un trou béant que je ne savais comment combler…
        -Ça me manque aussi, parfois… dit-elle, et j’ai su que je n’étais pas le seul à être chahuté par les hormones et par tout le reste .
        - Je… Ah, oui… Euh.. ai-je répondu astucieusement, me sentant rougir, parce qu’elle avait compris sans peine ce qui me remuait les boyaux. J’ai parfois un sens de la réplique qui me laisse coi…
        - Où en es-tu ?... lui ai-je demandé finement.
        - Eh bien, tu vois, je me plonge dans le travail pour compenser.
    Ce n’était pas à proprement parler le sens de ma question ; j’avais juste voulu savoir ce qu’elle pensait des papiers, mais un excès de tact, chose pourtant relativement rare chez moi, a fait que je ne l’ai pas détrompée. J’ai laissé courir. Et je n’ai pas eu besoin de la pousser pour qu’elle continue :
     - En fait, le manque n’est jamais exactement là où tu l’attends : ce que je regrette le plus, finalement, c’est qu’on me serre dans les bras qu’on m’embrasse dans le cou… Mais le sexe pas tant que ça…
        - Oui, euh… Je vois ce que tu veux dire…
    J’avais hâte de sortir de ce terrain dangereusement miné, car je ne voyais pas bien où ça nous mènerait, sauf peut-être sur la moquette. Ce qui, en soi, ne pouvait pas faire de mal… Mais pas de bien non plus. J’avais peur de remettre le compteur à zéro, et de devoir recommencer la pénible épreuve du sevrage. D’expérience, le sexe partagé me manque les trois premiers mois. Je me transforme ensuite en ascète, et me demande bien à quoi rime tout le cinéma que l’on peut faire autour. Passons … J’ai donc enchaîné :
        - Les papiers, la clé USB, ça donne quoi ? Et puis range tes pieds, autant de chair nue exposée me donne des frissons…
        - Si tu venais plus près, tu en aurais davantage… Je te signale que je suis en jupe… Ça se retrousse facilement…
        - Arrête un peu, tu veux… Ça ferait quoi de plus ? On va tirer un coup sur la moquette, et puis après … ?
    Elle a levé les jambes pour ôter ses pieds du bureau, me laissant voir le haut de ses cuisses et l’ombre de son slip… Je suis sûr qu’elle l’a fait exprès… Positivement sûr. Mais j’étais enfermé dans ma forteresse, à double tour, et je l’ai toisée du haut de mon donjon, l’estomac un peu lourd, car j’avais avalé les clés avant de grimper tout là-haut.
        - Oui, bon les papiers …
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M
coucou<br /> jpasse te mettre le +5 du jour<br /> passe une très bonne journee <br /> kiss
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N
je me disais bien que quelque chose clochait quand tu te baladais en ville. Ce sont donc des clés..... j'ai adoré....encore une fois.
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D
ah..euh..ben..la moquette,ma fois,ç'est doux,hein...ceci dit,avec les avocates que j'ai eue pour mes divorces,même la moquette...
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B
Un texte qui nous rappelle à tous quelques souvenirs d'une "autre vie".Un texte caméra, un texte cinéma, j'ai beaucoup aimé.Bonne soirée Tian.Patou
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A
mon p'tit coucou du jour pour te souhaiter une excellente journée!ici c'est la grisaille mais il ne pleut pas...au moins il fait chaud! je quitte bientot pour le boulot! soit prudent, et profites bien de ta journée!
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