LA CENSURE VA BIEN, MERCI POUR ELLE
Notre République Bananière se porte toujours bien. Et comme dans toute société gérée par les amis, les amis des amis, mais aussi par les amis des amis de mes amis, la vérité peut disparaître subitement, comme par enchantement. Il suffit d'un coup de baguette magique...
Les journalistes du quotidien économique "La tribune" viennent d'en faire l'amère constat.
Les lecteurs du journal économique de référence auraient dû découvrir, lundi matin, une "Une" sensationnelle. Une photo de Ségolène Royal avec ce titre prometteur : "Royal en tête sur l'économique et le social"
Résultat d'un sondage CSA commandé par la Tribune. Ainsi au vu de son sondage, 54% des français déclaraient faire confiance à la candidate socialiste en matière économique et sociale, contre 49% à Sarkozy, 33% à Jospin, 30% à Villepin...
Un véritable électrochoc dans le monde politique et économique !
Mais l'évènement est passé à la trappe... En lieu et place du portrait de Ségolène, une photo d'un porte-monnaie et un titre sibyllin : Économie : les français se montrent moins pessimistes .
L'auteur de ce revirement pas très déontologique n'est autre que le directeur de la rédaction, François-Xavier Pietri...
Bien entendu, les esprits chagrins - dont nous faisons partie - notent également quelques faits troublants qui auraient pu avoir une conséquence sur ce caviardage journalistique.
Ainsi :
1.- Le journal "La Tribune" appartient au groupe LVMH de Bernard Arnault.
2.- Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy. Il fut même son témoin lors du mariage de Nico et Céciulia en 1996.
3.- Au sein du groupe LVMH, le patron du pôle presse se nomme Nicolas Bazire. Ce dernier est l'ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon et ami très politique de Nicolas Sarkozy
Mais là franchement nous faisons preuve de malveillance et de mauvaise foi, non ? Nous voyons le mal, le copinage partout... Bien que...
Les malheureux lecteurs de La Tribune ont du attendre le lendemain, mardi 5 septembre pour prendre connaissance du sondage. Les résultats furent évoqués dans une brève à la suite d'un article consacré à... Jospin.
Un cas d'école, dans notre beau pays démocratique, si souvent donneur de leçons hors frontières. Les apprentis-journalistes devraient longuement méditer sur cet acte de censure qui ne veut pas dire son nom.
Et nous, consommateurs de médias, réfléchir longuement sur le rôle de ce capitalisme libéral qui se fout comme de sa première chemise de la déontologie et de la liberté de la presse et qui réagit uniquement en fonction du copinage des uns et des autres.
Les lecteurs du journal économique de référence auraient dû découvrir, lundi matin, une "Une" sensationnelle. Une photo de Ségolène Royal avec ce titre prometteur : "Royal en tête sur l'économique et le social"
Résultat d'un sondage CSA commandé par la Tribune. Ainsi au vu de son sondage, 54% des français déclaraient faire confiance à la candidate socialiste en matière économique et sociale, contre 49% à Sarkozy, 33% à Jospin, 30% à Villepin...
Un véritable électrochoc dans le monde politique et économique !
Mais l'évènement est passé à la trappe... En lieu et place du portrait de Ségolène, une photo d'un porte-monnaie et un titre sibyllin : Économie : les français se montrent moins pessimistes .
L'auteur de ce revirement pas très déontologique n'est autre que le directeur de la rédaction, François-Xavier Pietri...
Bien entendu, les esprits chagrins - dont nous faisons partie - notent également quelques faits troublants qui auraient pu avoir une conséquence sur ce caviardage journalistique.
Ainsi :
1.- Le journal "La Tribune" appartient au groupe LVMH de Bernard Arnault.
2.- Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy. Il fut même son témoin lors du mariage de Nico et Céciulia en 1996.
3.- Au sein du groupe LVMH, le patron du pôle presse se nomme Nicolas Bazire. Ce dernier est l'ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon et ami très politique de Nicolas Sarkozy
Mais là franchement nous faisons preuve de malveillance et de mauvaise foi, non ? Nous voyons le mal, le copinage partout... Bien que...
Les malheureux lecteurs de La Tribune ont du attendre le lendemain, mardi 5 septembre pour prendre connaissance du sondage. Les résultats furent évoqués dans une brève à la suite d'un article consacré à... Jospin.
Un cas d'école, dans notre beau pays démocratique, si souvent donneur de leçons hors frontières. Les apprentis-journalistes devraient longuement méditer sur cet acte de censure qui ne veut pas dire son nom.
Et nous, consommateurs de médias, réfléchir longuement sur le rôle de ce capitalisme libéral qui se fout comme de sa première chemise de la déontologie et de la liberté de la presse et qui réagit uniquement en fonction du copinage des uns et des autres.
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