HONNEUR ET DIGNITE

Publié le par paul a cuenca


UNE GREVE DE LA FAIM, JUSQU'AU BOUT ?

Ils sont six. Six des expulsés du squat de Cachan à poursuivre une grève de la faim depuis le 21 août dernier. Oui, depuis le 21 août!!!
QUARANTE DEUX JOURS DE GREVE DE FAIM !
Dans une  belle indifférence médiatique, six êtres humains jouent leur vie à la roulette russe. Ils sont déterminés. Veulent aller jusqu'au bout.
Jusqu'au bout ?
Mais le bout, dans ce combat pour l'honneur et la dignité, nous savons tous, ce que cela peut signifier.
Jusqu'au bout ?
Mais allons nous assister, en silence, à cette fin qui pourrait se solder par la mort d'êtres humains ?
Hier, deux des grévistes de la faim ont été hospitalisés, dans un état particulièrement préoccupant. Ils ont déjà perdu plus de 20% de leur poids. Ce qui signifie pour les médecins, "un signe clinique de gravité"...
Pour Patrick Pelloux, médecin urgentiste, bien connu des français, l'état des deux hommes est "très préoccupant au point qu'on peut se demander s'ils n'auront pas à subir des séquelles..."
Vendredi dernier, les six grévistes ont estimé, dans un communiqué qu'ils étaient "victimes d'un jeu politique mal calculé qui ne respecte pas le moindre droit de l'Homme dans un pays plein de valeurs humanitaires", demandant aussi qu'ils puissent vivre "dans la dignité".
Les grévistes de la faim ont précisé que "nous avons choisi la résistance pour réussir notre existence". Et de souligner que "vivre avec dignité ou mourir en paix, c'est notre seul choix face à la brutalité de ce gouvernement..."
Un gouvernement qui semble faire la sourde oreille face à cette menace qui pèse sur la vie de ces hommes. Un gouvernement qui a refusé de reloger les expulsés de Cachan dans les anciens locaux du Commissariat à l'Energie Atomique à Limeil-Brévannes, dans le Val de Marne. Une solution qui était proposée par le maire de la ville, Joseph Rossignol, soutenu en cela par les élus et les expulsés, eux-mêmes...
Hélas, nous sommes en période pré-électorale et les tenants d'une société inhumaine, où la solidarité n'est plus une règle élémentaire de savoir-être, vont tenter le coup de force pour montrer leur détermination face à une immigration qui est devenue leur cheval de bataille.
Nous souhaitons que ces hommes et femmes politiques qui ont une vision étroite de la France, entendent ces jeunes femmes sans-papiers qui, doucement, sans haine, disent "laisser des gens mourir à cause des papiers et du logement, c'est du jamais vu..."
 
Source photos : Patrice Leclerc


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