ON ASSASSINE LES JOURNALISTES EN TOUTE IMPUNITE

Publié le par paul a cuenca



2004 : 53 journalistes.
2005 : 63.
1er semestre 2006 : 54...

Depuis l'effondrement de l'URSS : 42 journalistes assassinés.
Et depuis l'arrivée de Poutine, en 2000, Anna Politkovskaïa est le 12° journaliste assassiné.

Les journalistes tombent comme des mouches. Et ces assassinats ne font même plus la Une des médias.

Pour preuve ce bilan impensable, il y a encore quelques années, et qui ne fait l'objet que de communiqués dans la grande majorité des médias :

En trois ans, en Irak, 107 journalistes ont été tués. Bien plus qu'en vingt ans au Vietnam!

C'est invraisemblable que les journalistes se mobilisent si peu, face à cette menace terrible. Les journalistes, les envoyés spéciaux, les reporters, les correspondants de guerre, les photographes deviennent non plus des témoins de la guerre, mais tout simplement des civils ordinaires.

Pour revenir à Anna, elle était la dernière journaliste a faire son travail pour dénoncer à la face du monde et de l'Occident, si souvent donneur de leçons, le régime de Poutine. Elle pensait, aujourd'hui on peut dire à tort, oui, elle pensait que sa notoriété internationale lui permettrait une certaine immunité. On sait ce qu'il est advenu de cette hypothèse...

Anna a été assassinée par le pouvoir Russe. Ou par une certaine idée que se fait le pouvoir russe et  les nostalgiques du grand empire stalinien.

Anna dérangeait. Anna devait mourir. Anna est morte.

Qui prendra la suite d'Anna Politkovsakaïa ?

Oui, qui ?

Lors du dernier séjour de Poutine dans notre pays, le gouvernement lui a ouvert le tapis rouge et l'ensemble des cérémonies officielles fut à la limite du guignolesque. Mais, il est vrai que la seule peur qui nous gouvernait, c'était la possible prise de position de l'empire économique russe dans notre petite économie hexagonale...
Pour le reste, la défense des droits de l'homme, le génocide en Tchétchénie... Ce fut le silence radio. Silence radio, si habituel pour l'équilibre diplomatique de nos démocraties occidentales.


Alors, Monsieur Poutine, n'hésitait surtout pas ! Vous avez carte blanche... On fermera les yeux, une fois de plus.

Pour en savoir plus sur les assassinats des journalistes ou sur la liberté de la presse dans le monde, une seule adresse:
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Publié dans coup de gueule

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