LES PRIVILEGES, TOUJOURS PAS ABOLIS

Publié le par paul a cuenca



Imaginez la scène. Vous êtes entassés sur les quais, en attente de votre rame de métro. Comme chaque jour, vous connaissez les joies des heures de pointe… Vous n’avez qu’une hâte, prendre votre métro et rentrer chez vous le plus vite possible. Voilà qu’un métro s’annonce. Sur le quai, un mouvement de foule se fait sentir, à l’approche de la rame… Et là, sous vos yeux ébahis vous voyez défiler un train entier, sans qu’il s’arrête. Là, vous sentez monter en vous une petite colère. Mais, cette colère naissante fait vite place à un sentiment de réelle injustice. A l’intérieur du train, des hommes, des femmes se relaxent en buvant une coupe de champagne tout en écoutant nonchalamment des musiciens embarqués à bord pour l’occasion…
L’effet de surprise passé, votre métro arrive. Et là, c’est la désillusion. Pas de champagne, pas de musiciens, pas de détente… Mais la dure réalité d’un métro aux heures de pointes… Vous voilà entassé, confiné dans la chaleur humaine… Le convoi démarre. Vous êtes secoués comme un prunier. En fermant les yeux, vous vous demandez si vous ne fûtes pas l’objet d’un rêve hallucinogène…
Mais non ! Le train qui vous est passé sous le nez était un train spécial affrété par la RATP pour transporter gratuitement des romanciers nord-américains à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis. Et ce, à l’occasion du festival de littérature América de Vincennes… C'était quand la nuit de l'abolition des privilèges ? Un certain 4 août... Il y a si longtemps !!!
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Publié dans coup de gueule

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