DRAME GUERRIER

"Flags of our fathers" ("Mémoires de nos pères" pour la traduction française). Un titre qui peut sembler patriotique, pour un film qui, au contraire, dénonce les atrocités de la guerre. "Dans la guerre, il n'y a que des perdants", c'est à cette phrase que le film se rattache indéniablement. D'une photo, Clint Eastwood tire une histoire magnifiquement racontée : une voix-off jamais abrutissante, jamais ennuyante ; des flash-back superbement biens placés, organisés dans le temps ; des acteurs peu connus qui interprètent des personnages incroyables, sensibles, humains ; des effets spéciaux extraordinaires ; un scénario superbe ; le tout plongé dans une lumière sublime. Un film qui dénonce autant la glorification à outrance (et oui, les héros n'en sont pas), que le racisme, et évidemment, que la guerre. Car, qu'on soit gagnant ou perdant, pour Clint, cela revient au même : il n'y a aucune gloire à avoir vécu ça, à avoir tué, à avoir laissé tuer (scène extrêmement émouvante que celle du Marine qui tombe à l'eau, seul, avant même que le combat ait commencé, et que personne ne vient sauver : pas le temps). Est contée la bataille d'Iwo Jima, qui opposa Américains et Japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale, et qui fut un des épisodes les plus sanglants de la guerre USA/Japon. Mais ce n'est pas un film de guerre : juste quelques scènes de batailles, mais le film ne joue pas là-dessus. Quand le générique défile, on regarde les photos qui surgissent à l'écran, le cour serré pour ces soldats, qui ont vu et vécu, sans le vouloir forcément, d'impensables horreurs, d'ailleurs révélées dans le film. Bref, un film qui dénonce, un drame de guerre...
Un drame sur fond de guerre, et non l'inverse. Un nouveau chef d'ouvre de Clint Eastwood, qui s'impose de plus en plus en cinéaste (et acteur) légendaire. Plus qu'à patienter un peu plus de deux mois avant la suite "Red Sun, Black Sand" (traduit "Lettres d'Iwo Jima" pour la version française), qui montre la même bataille, vue du point de vue japonais. Rendez-vous en janvier.
Un drame sur fond de guerre, et non l'inverse. Un nouveau chef d'ouvre de Clint Eastwood, qui s'impose de plus en plus en cinéaste (et acteur) légendaire. Plus qu'à patienter un peu plus de deux mois avant la suite "Red Sun, Black Sand" (traduit "Lettres d'Iwo Jima" pour la version française), qui montre la même bataille, vue du point de vue japonais. Rendez-vous en janvier.
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