LE RACISME DU SOCIALISTE GEORGES FRÊCHE

Le Front National engrange ces derniers jours. Après le « ralliement » de Dieudonné, dimanche dernier à la fête du Bourget, voilà le président de la région Languedoc-Roussillon qui se lance à la conquête des idées de l’extrême droite. Mardi soir, à l’occasion d’une réunion du Conseil d’agglomération de Montpellier, Georges Frêche a tenu des propos racistes d’une gravité extrême. Des propos qui devraient le conduire directement au tribunal. Des propos qui devraient avoir pour conséquence, son exclusion du Parti socialiste. Car, Georges Frêche est socialiste. Et ce même Georges Frêche a apporté son soutien à Ségolène Royal. Un soutien de poids, puisque la fédération de l’Hérault est la cinquième du parti... Georges Frêche doit être exclu immédiatement du parti Socialiste. A quelques mois d’une élections présidentielle capitale pour la France il est honteux que le patron d’une fédération puissante puisse tenir des propos racistes de la sorte. Même Le Pen n’aurait pas osé aller ussi loin dans la haine des noirs.
Ainsi mardi soir, le socialiste Georges Frêche s’est exprimé sur la composition de l’équipe de France de football, de la façon suivante :
« Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. »
Des propos inqualifiables, racistes, haineux, mais aussi des propos qui montrent à quel point le président de la région Languedoc-Roussillon peut péter les plombs. Après son hystérie du 11 février dernier au cours de laquelle il avait traité les harkis de « sous-hommes », le voilà montrant à la face du pays sa vraie nature. Georges Frêche se dit socialiste. Il le clame haut et fort. Mais de quel socialisme tire-il ses références ? À l’entendre, on doute réellement qu’il ait retenu les leçons de Jaurès, Blum, Mendès-France. À écouter ses propos racistes de mardi soir, on pencherait plutôt pour une référence au « socialisme national », qui fut très en vogue dans les années trente en Allemagne et fit de nombreux émules dans les rangs de la collaboration française…
Georges Frêche doit être exclu immédiatement du parti socialiste. Avec pertes et fracas. Il en va de la dignité des socialistes français. Il en va de la légitimité de la candidate à l’élection présidentielle, Ségolène Royal.
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