NE PLUS FAIRE DANS LA DENTELLE

Donc dimanche !
Donc, le choix est simple.
Il faut éliminer la droite coûte que coûte. Il faut rejeter ,cela va sans dire, Le Pen, de Villiers et surtout le plus dangereux, Nicolas Sarkozy.
Car si Sarkozy devient président de la République, nous allons connaître, dans les prochaines années un climat délétère, un climat de haine, un climat de violence. Oui, cet homme est dangereux. Et dimanche, en votant, en plaçant votre bulletin dans l'urne, pensez à vos enfants, pensez à tous les gens que vous aimez, et je vous en conjure, mettez à la poubelle celui de Sarkozy.
Si Sarkozy arrive au pouvoir, nous allons en baver pendant de lourdes et sombres années. Son projet ultra-libéral va mettre à bas l'ensemble de la République Française. Nous avons deux jours pour convaincre autour de nous. Pour dire, redire, que si Sarkozy accède à la magistrature suprême nous allons connaître à nouveau des années sombres comme les anciens ont connu à l'époque de Vichy et de Pétain. Sarkozy est le représentant de cette droite dure, extrême, revancharde. Avec Sarkozy au pouvoir, elle va redresser la tête et nous infliger les pires réformes que notre pays pourra supporter. Avec Sarkozy président, la France sombrera dans l'obscurantisme et dans un atlantisme suicidaire.
Durant ces dernières semaines, Sarkozy a tenté d'offrir aux français une image d'un homme serein, confiant, apaisé.
Les médias se sont précipités pour colporter ce soi-disant changement...
Sarkozy est une bête médiatique et les journalistes le lui rendent bien.
Quand Ségolène Royal lâche un néologisme en Chine avec sa "bravitude", les médias s'en donnent à coeur joie et durant des jours, cette "bravitude" devient le fait de la campagne électorale. Sans aucune retenue, les journalistes ont relayé les responsables de l'UMP pour rallier la candidate socialiste.
On se souvient de cette remarque du député sarkoziste, Dominique Paillé qui déclara : "on savait que Mme Royal avait des lacunes très grandes en matière de diplomatie, mais on n'imaginait pas qu'elle ait de telles carences sur la connaissance de la langue française."
Pourtant, mercredi matin, sur France Inter, Nicolas sarkozy, en répondant à une journaliste eut cette réponse : "Hélène Jouan, ne me prêtez pas une telle fatitude." Sarkozy cherchait le mot "fatuité" il inventa le néologisme "fatitude".
Avez-vous, dès lors, entendu le même déchainement médiatique sur les capacités médiocres de Sarkozy à manier la langue française ?
Est-ce que cette "fatitude" fit l'ouverture des journaux télévisés comme pour Ségoléne Royal ,
Que nenni !
Quand Sarkozy a des carences sur la connaissance française, c'est silence radio du côté des médias.
Ce genre de traitement de l'information en faveur du candidat de l'UMP on pourrait remplir des pages et des pages de blog...
Durant toute cette campagne électorale, une très grande majorité de journalistes ont choisi le camp du président de l'UMP.
Par moments, ils donnent même l'impression d'être aux ordres.
Ce qui est particulièrement dangereux pour une démocratie. Alors, imaginons un peu si demain, Sarkozy accède au pouvoir suprême...
Donc dimanche, il faut voter contre Sarkozy. Et faire attention à ne pas renouveler la connerie que nous avons pu faire, il y a cinq ans. Car si Ségolène Royal ne devait pas figurer au deuxième tour, nous ne nous en prendrons qu'à nous-mêmes. Il ne faudra pas descendre dans la rue les jours suivants pour crier notre désarroi. Ce sera trop tard. Sarkozy deviendra président de la République et peut-être qu'à ce moment précis, on aura envie de dire comme Yannick Noah : je me casse... Mais nous n'aurons pas cette chance là, nous subirons ce petit Napoléon de pacotille et nous mangerons notre pain noir, jour après jour, avec peut-être, au fond de nous, un léger pincement au coeur, car, oui, à ce moment-là, nous viendrons à regretter un certain ... Jacques Chirac. Ce qui serait le comble de notre malheur.
Alors dimanche, un seul bulletin pour ne pas tomber dans la mouise.
Celui de SEGOLENE ROYAL !
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