SARKOZI DOIT POSSEDER LE GÊNE DE LA TRAHISON

Publié le par paul a. cuenca


Aujourd'hui, on comprend mieux la présence du traître Éric Besson, aux côtés du petit tsar de Neuilly, à Dijon. Voilà, un homme politique socialiste, qui, subitement, s'aperçoit que sa candidate à l'élection présidentielle est nulle et qu'elle ne sera jamais apte à diriger notre pays. Bizarre, non ? Voilà dix ans qu'il bénéficie du label socialiste pour engranger les voix socialistes pour se faire élire.  Puis, il est devenu le monsieur "économie" au bureau national. En janvier, le voilà auteur d'un véritable réquisitoire contre la politique économique de... Nicolas Sarkozy. Les mots sont durs, assassins, les exemples prennent la forme d'une guillotine...
Puis, Éric Besson, se réveille, un beau jour, avec un putain de mal de tête. Il vient de découvrir que Ségolène Royal n'est plus celle en qui il avait foi. Il claque la porte...
Vous imaginez, le cas de conscience chez cet homme politique, qui, doit tout à son parti. Un véritable déchirement !
Heu, pas tout à fait.
En claquant la porte du parti socialiste, il se précipite sur son ordinateur et écrit un torchon sur Ségolène Royal qui, comme par hasard, sort à quelques jours du premier tour...
Comme traître, on ne fait pas mieux.
Mais Éric Besson, est en réalité un maître en la matière.
Le voilà sous les projecteurs médiatiques...
Il est sollicité par tous les médias. Des médias qui semblent se délecter de la haine de Besson pour Ségolène Royal.
Et voilà le premier tour de l'élection.
Pas de chance pour Besson.
Cette candidate pour qui il vient de se découvrir une haine existentielle, accède au premier tour...
Notre traître n'a aucune conscience. Il se précipite dans les bras de Sarkozy, celui là même qu'il critiquait avec des mots dignes de la guerre froide.
Et le voilà, à Dijon, prenant la parole au meeting de Sarkozy, s'excusant même d'avoir un jour "critiqué" le petit tsar de Neuilly-sur-Seine...
Devant des militants médusés, les deux hommes se sont donnés l'accolade... vous imaginez la scène...
Mais voilà, qu'aujourd'hui, la trahison de Besson s'éclaire sous un nouvel angle. Et c'est le quotidien Sud-Ouest qui allume la mèche.
Voici la teneur de la "bombe" .

« On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi ». C'était le 16 mars dernier dans les locaux de « Sud Ouest ». François Bayrou répondait aux questions de notre rédaction. Dans un moment de vérité, le leader de l'UDF a subitement avoué la fracture que les observateurs avaient décelée, sans en connaître la raison intime. « Je n'ai pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans. Il y a trois ans, c'est pas pour le raconter forcément, mais je vous le raconte , Nicolas Sarkozy est élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter par Jacques Chancel (NDLR : journaliste et homme de télévision) pour venir passer une après-midi avec lui. Donc, je prends ma voiture et je vais chez Jacques Chancel. Là, Sarkozy me dit : "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac." Je lui dis : « Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas." Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous... »

Jacques Chancel, contacté lundi par « Sud Ouest », confirme : « C'était en février 2004, dans ma maison d'Adast, en dessous de Cauterets. Nicolas était à la maison pour quelques jours, avec toute la famille, Cécilia et les enfants. Après le café, je les ai installés dans notre bibliothèque. Nicolas souhaitait que je reste. J'ai refusé. Après deux heures de discussion, ils se sont quittés. » Des tensions auraient-elles émaillé cette rencontre ? « On avait l'impression que la discussion avait été de bonne qualité et amicale, s'étonne Jacques Chancel. Nicolas, qui est resté huit jours à la maison, ne m'a pas du tout parlé de ça... »
Ces propos, François Bayrou les a tenus devant une assemblée d'une quinzaine de personnes : cinq lecteurs, cinq journalistes, quelques observateurs invités. La veille de la publication de l'interview, vers 19 heures, François Bayrou a expressément demandé qu'ils ne soient pas utilisés, qu'il s'agissait selon lui de « propos off ». Nous avons choisi, ce jour-là, la voie de la conciliation.

Aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens. Elles éclairent, avec intensité, le fossé qui sépare les deux hommes. « Il faut mettre l'Etat à l'abri des connivences », écrit François Bayrou dans son livre programme « Projet d'espoir ». Les propos tenus à « Sud Ouest » le 16 mars par François Bayrou nous offrent aujourd'hui un décryptage inédit.

Et surtout, on comprend mieux que Besson se soit précipité dans les bras de Sarkozy. Entre traîtres on se comprend certainement mieux...





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