FACE A LA PASSIVITE DES MEDIAS : REAGISSEZ ! QUE DIABLE !

Alors comme ça, dans ce beau pays de la "Liberté Égalité Fraternité", dans ce cher pays de la "Déclaration des Droits de l'Homme" on peut bafouer en toute impunité les droits de l'Homme ! On expulse un sans-papier, on le tabasse, on met en garde à vue les témoins et ... les médias ferment leur gueule.
Bonjour la liberté de la presse !
Il ne faut peut-être pas aller chercher trop loin pour disserter sur la liberté de la presse. Mesdames et Messieurs les journalistes, peut-être faudrait-il balayer devant vos différentes rédactions... Dés fois que ...
Que doit faire le citoyen devant la passivité actuelle des médias. Et l'emploi du mot "passivité" semble bien faible face à l'inertie actuelle dont fait preuve une grande partie des journalistes...
Comment peut-on exercer ce métier de liberté, en se muselant ?
Vous vivez dans une démocratie et face au rouleau compresseur du pouvoir, vous adoptez la politique de l'autruche.
Faut-il que le métier ait changé pour vous réfugier dans cette frilosité ?
Faut-il que le pouvoir soit maître de vos rédactions pour que vous vous taisiez ?
Faut-il que vous soyez pleutres pour ne plus exercer correctement et dans la dignité ce si beau métier.
Quand vous vous laissez censurer, quand vous remisez au fond d'un tiroir une info dérangeante, quand un cinéaste, et non pas un citoyen lambda, a le courage de témoigner sur le tabassage d'un sans-papier par la police de la République, quelles sont vos motivations pour dévier votre plume de la réalité ?
Avez-vous, au moins une fois, une pensée pour ces journalistes, qui a travers le monde, exercent encore ce métier avec passion, amour et qui meurent sur le front de la LIBERTE.
Avez vous, au moins, une fois une pensée pour votre consoeur Anna Politkovskaïa, qui fut assassinée parce qu'elle avait une haute estime de son métier de journaliste et continuait malgré les menaces quotidiennes à rechercher la vérité...
Anna est morte parce que elle était femme de liberté. Anna fut assassinée parce qu'elle refusa de se courber, de se coucher, de s'auto-censurer, de se prostituer.
Anna était une journaliste. Oui, en fait, c'est le mot de la fin. Anna, elle, était journaliste. Elle ne cherchait pas le pouvoir, elle ne cherchait pas les compromissions, elle refusait les connivences. Elle en est morte. Mais en femme libre. En journaliste libre. Alors que vous, vous êtes vivants, mais enchaînés.
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