FOIRE A L'INTOX

L'intox à fond la caisse. Pas un jour, pas un média, et cela depuis plusieurs mois, sans son sondage présidentiel. Et nous sommes à plus de huit mois de l'élection. Avec en fond, le combat entre les deux élus médiatiques. Ségo contre Nico ! C'est décidé. Ce sera eux. Personne d'autre. À quoi bon, d'ailleurs. Chers électeurs, la médiacratie décide pour vous. Vous n'avez qu'à bien vous tenir. Et suivre le profil dessiné par nos biens pensants. D'ailleurs, n'est-ce pas merveilleux, d'avoir une poignée de bureaucrates qui pensent, décident et votent pour vous ? Nous devrions tous êtres fiers de cette avancée de la démocratie occidentale qui nous met devant le fait accompli.
Dormez tranquille, reposez-vous, les médias, les sondeurs travaillent pour vous. D'ailleurs, pourquoi ne pas leur confier notre carte d'électeur en mai 2007. Ils sauront quoi en faire et nous, si le beau temps le permet, nous partirons flâner sur les petits chemins qui sentent bon la fraîcheur du printemps ?
Donc, sondage après sondage, jour après jour, commentaire après commentaire, Nico est devant Ségo !
Donc sondage après sondage, jour après jour, commentaire après commentaire, Ségo passe devant Nico ,!
À droite, la suprématie de Nicolas Sarkozy ne fait plus aucun doute. C'est un fait. Circulez, rien à voir...
À gauche, à première vue, c'est un peu plus compliqué. Des candidats à foison, des candidats virtuels, des candidats qui se tâtent, des candidats en recours, mais quand même, seule, notre Ségolène Royal sort du lot. Que dis-je, laisse tout le monde sur le carreau.
Vous êtes de gauche. Même socialiste. Un nouveau militant. Vous avez pris votre carte par Internet pour pouvoir participer au choix de votre futur candidat. Vous avez même versé une petite obole de 20 euros. Là, je vous le dis, le plus simplement du monde : vous vous êtes fait avoir. Votre inscription ne servait à rien, puisque de toutes les façons, c'est Ségolène qui sera candidate. Les médias vous le ressassent chaque jour. Les sondages le confirment de la même manièr. Alors, franchement, à quoi bon ?
Et si nous effectuions un petit voyage dans le passé récent ?
Le 12 janvier 1995, le très sérieux journal du soir, « Le Monde », publiait une enquête qui est devenue un cas d'école dans les centres de formation des journalistes.
Un sondage de l'institut Sofres établissait la suprématie d'Edouard Balladur sur Jacques Chirac.
Traduction dans le langage du « Monde » :
« Pour l'opinion, l'élection présidentielle est déjà jouée. »
Il n'est peut-être pas nécessaire de rappeler « le vote en vrai » des Français, à l'occasion de cette élection, où les instituts de sondages s'étaient plantés avec grandeur. Mais sans grands remords !
Sept ans plus tard, les mêmes instituts, les mêmes médias se sont outrageusement trompés. Le combat entre les deux présidentiables était prévu à l'avance. Mais qui de nos sondeurs, de nos médias, de nos politologues patentés avaient pu prévoir le deuxième tour, l'élimination du candidat socialiste par le candidat de l'extrême droite ? Oui, qui ?
Et aujourd'hui, sans aucune rancune, avec une fierté insolente et l'appui de l'ensemble des médias, les sondeurs, les analystes politiques nous remettent sur le feu la même poêlée. Dormez tranquille, reposez-vous, les médias, les sondeurs travaillent pour vous. D'ailleurs, pourquoi ne pas leur confier notre carte d'électeur en mai 2007. Ils sauront quoi en faire et nous, si le beau temps le permet, nous partirons flâner sur les petits chemins qui sentent bon la fraîcheur du printemps ?
Donc, sondage après sondage, jour après jour, commentaire après commentaire, Nico est devant Ségo !
Donc sondage après sondage, jour après jour, commentaire après commentaire, Ségo passe devant Nico ,!
À droite, la suprématie de Nicolas Sarkozy ne fait plus aucun doute. C'est un fait. Circulez, rien à voir...
À gauche, à première vue, c'est un peu plus compliqué. Des candidats à foison, des candidats virtuels, des candidats qui se tâtent, des candidats en recours, mais quand même, seule, notre Ségolène Royal sort du lot. Que dis-je, laisse tout le monde sur le carreau.
Vous êtes de gauche. Même socialiste. Un nouveau militant. Vous avez pris votre carte par Internet pour pouvoir participer au choix de votre futur candidat. Vous avez même versé une petite obole de 20 euros. Là, je vous le dis, le plus simplement du monde : vous vous êtes fait avoir. Votre inscription ne servait à rien, puisque de toutes les façons, c'est Ségolène qui sera candidate. Les médias vous le ressassent chaque jour. Les sondages le confirment de la même manièr. Alors, franchement, à quoi bon ?
Et si nous effectuions un petit voyage dans le passé récent ?
Le 12 janvier 1995, le très sérieux journal du soir, « Le Monde », publiait une enquête qui est devenue un cas d'école dans les centres de formation des journalistes.
Un sondage de l'institut Sofres établissait la suprématie d'Edouard Balladur sur Jacques Chirac.
Traduction dans le langage du « Monde » :
« Pour l'opinion, l'élection présidentielle est déjà jouée. »
Il n'est peut-être pas nécessaire de rappeler « le vote en vrai » des Français, à l'occasion de cette élection, où les instituts de sondages s'étaient plantés avec grandeur. Mais sans grands remords !
Sept ans plus tard, les mêmes instituts, les mêmes médias se sont outrageusement trompés. Le combat entre les deux présidentiables était prévu à l'avance. Mais qui de nos sondeurs, de nos médias, de nos politologues patentés avaient pu prévoir le deuxième tour, l'élimination du candidat socialiste par le candidat de l'extrême droite ? Oui, qui ?
Je vous souhaite un bon appétit, en 2007 !
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