SAUVONS LE CORNICHON FRANÇAIS !!

Ce titre peut vous paraître incongru, au moment où le monde entier, que dis-je la planète planétaire, célèbre en grande peur, la nuit des ténèbres, l’attentat de tous les attentats, bref, THE BIG EVENEMENT, celui qui supplante et de loin, les précédents des derniers millénaires. Mais, voilà, dans notre rédaction at home, nous avons fait le choix qui nous semble à la hauteur de nos ambitions. Oui, contre-vents et marées, nous avons voulu dédramatiser le débat de ces derniers jours. En quelque sorte, revenir sur le terre-à-terre, l’infiniment petit. Notre façon de relativiser l’actualité et d’aller vers un sujet qui nous tient à coeur.
Mais, ici, à « deblogablog », nous ne faisons qu’emboîter le pas à la journaliste de l’Yonne Républicaine, Véronique Selles qui, aux termes d’une enquête sérieuse et documentée, comme on souhaiterait en lire plus souvent dans la presse nationale, tire le signal d’alarme sur la production du cornichon dans le département de l’Yonne. Une enquête relayée dernièrement par l’hebdomadaire Marianne dans son numéro du 2 au 8 septembre 2006.
Oui, le cornichon français est menacé lui aussi par cette globalisation qui laboure tout sur son passage. Et le constat de notre consœur fait froid dans le dos. En moins de 25 ans, le département de l’Yonne qui se situait en tête de la production du cornichon français, avec quelque 130 hectares de culture, ne peut plus en aligner qu’une petite vingtaine. Qui plus est dans le landerneau du cornichon de qualité, il ne reste plus que trois producteurs qui tentent désespérément de sauver cette précieuse cucurbitacée de l’oubli dans lequel semble vouloir le propulser la grande distribution.
Et oui, voilà le gros mot lâché !
Ce secteur économique si performant, n’a de yeux que pour la rentabilité, les marges sympathiques, et l’achat radin. Dans ce monde impitoyable, où le seul credo semble se résoudre à ce diabolique « j’achète moins cher » pour faire plaisir au porte-monnaie de ma ménagère chérie et surtout à mes actionnaires, la grande distribution impose aux fournisseurs des prix de plus en plus bas. Et là, pas question pour ces derniers de se rebiffer. Il suffit, d’un coup de sifflet pour que la grande distribution siffle la fin du match et parte s’approvisionner à l’autre bout de la planète…
Cette menace d’aller tondre les petits producteurs du sud n’est pas laissée lettre morte dans l’Yonne, où le célèbre groupe Amora-Maille, leader du cornichon français est installé à Appoigny, près d’Auxerre. Le groupe ayant mis sa menace à exécution, le groupement des producteurs de cornichon fut obligé de fermer sa Société d’intérêts collectifs agricoles, en 2004. Le monde du cornichon français était sur le point de rendre l’âme.
Mais, au pays d’Astérix tout n’est jamais écrit à l’avance…
C’est ainsi qu’une petite poignée de producteurs, une dizaine, se constitua en SARL pour racheter le matériel de la SICA et refaire démarrer la production du cornichon.
Mais, au pays de Descartes, tout n’est jamais aussi simple…
Face aux lourdeurs et inconséquences du marché international du cornichon, il ne resta plus que trois irréductibles « gaulois » pour prendre la tête de la résistance et poursuivre la production du cornichon authentique.
C’est ainsi que Sylvie Molleveaux, Gérard Hup et Florent Jeannequin, contre toute attente, remontèrent le long fleuve agité de la production du cornichon pour proposer à nouveau, à nos papilles gustatives ce délicat condiment « made in France ».
Cette belle histoire, qui nous n’en doutons pas, n’aura pas de fin, du moins celle escomptée par la grande distribution et les aléas du marché mondial, se poursuit aujourd’hui grâce au marché autrichien. Merci l’Europe ! En effet, notre consoeur de l’Yonne Républicaine nous apprend qu’une société autrichienne spécialisée dans le cornichon aigre-doux est sans aucun doute le chaînon manquant qui va permettre à nos trois « lascars » de poursuivre le combat du cornichon français. Certes, pour emporter le marché autrichien, ils ont dû modifier le calibrage de leurs cultures et passer de l’extrafin au gros. Mais bon, nous savons tous que l’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs…
Mais le combat n’est pas terminé. Loin s’en faut !
Maintenant, il va falloir coûte que coûte, revenir vers le marché français et imposer la production du cornichon de petit calibre, le seul véritable cornichon français. Pour gagner cette bataille, il va falloir un sursaut national. C’est à nous tous de monter au front et d’exiger que dans nos sandwichs une place soit faite, irrémédiablement au petit cornichon français, celui que l’on croque avec plaisir et qui nous laisse une saveur si agréable. Le combat pour la survie du cornichon français est un combat que nous devons mener au quotidien. C’est pour cette raison que nous souhaitons lancer dans les prochains jours une pétition nationale pour la sauvegarde du cornichon français. A quelques mois de l’élection présidentielle, il est évident que chaque candidat présumé ou potentiel doit se prononcer avec force et détermination sur ce délicat sujet.
J’imagine déjà chez certains internautes, à la lecture de cet article, un petit sourire narquois, peut-être même une ironie malsaine.
Pourtant, le combat pour la survie du cornichon français est d’une actualité brûlante. Il est temps que les citoyens de ce pays se mobilisent pour qu’une agriculture réfléchie et de qualité succède enfin à une économie délirante où les contraintes sont édictées dans les différentes places boursières occidentales.
Non, le combat pour le cornichon français n’est pas une bataille d’arrière-garde. Nous ne devons pas laisser la globalisation de l’économie nous emporter vers les abysses exponentiels que certains nous promettent. Il en va de notre survie comme de celle du cornichon.
Mais, ici, à « deblogablog », nous ne faisons qu’emboîter le pas à la journaliste de l’Yonne Républicaine, Véronique Selles qui, aux termes d’une enquête sérieuse et documentée, comme on souhaiterait en lire plus souvent dans la presse nationale, tire le signal d’alarme sur la production du cornichon dans le département de l’Yonne. Une enquête relayée dernièrement par l’hebdomadaire Marianne dans son numéro du 2 au 8 septembre 2006.
Oui, le cornichon français est menacé lui aussi par cette globalisation qui laboure tout sur son passage. Et le constat de notre consœur fait froid dans le dos. En moins de 25 ans, le département de l’Yonne qui se situait en tête de la production du cornichon français, avec quelque 130 hectares de culture, ne peut plus en aligner qu’une petite vingtaine. Qui plus est dans le landerneau du cornichon de qualité, il ne reste plus que trois producteurs qui tentent désespérément de sauver cette précieuse cucurbitacée de l’oubli dans lequel semble vouloir le propulser la grande distribution.
Et oui, voilà le gros mot lâché !
Ce secteur économique si performant, n’a de yeux que pour la rentabilité, les marges sympathiques, et l’achat radin. Dans ce monde impitoyable, où le seul credo semble se résoudre à ce diabolique « j’achète moins cher » pour faire plaisir au porte-monnaie de ma ménagère chérie et surtout à mes actionnaires, la grande distribution impose aux fournisseurs des prix de plus en plus bas. Et là, pas question pour ces derniers de se rebiffer. Il suffit, d’un coup de sifflet pour que la grande distribution siffle la fin du match et parte s’approvisionner à l’autre bout de la planète…
Cette menace d’aller tondre les petits producteurs du sud n’est pas laissée lettre morte dans l’Yonne, où le célèbre groupe Amora-Maille, leader du cornichon français est installé à Appoigny, près d’Auxerre. Le groupe ayant mis sa menace à exécution, le groupement des producteurs de cornichon fut obligé de fermer sa Société d’intérêts collectifs agricoles, en 2004. Le monde du cornichon français était sur le point de rendre l’âme.
Mais, au pays d’Astérix tout n’est jamais écrit à l’avance…
C’est ainsi qu’une petite poignée de producteurs, une dizaine, se constitua en SARL pour racheter le matériel de la SICA et refaire démarrer la production du cornichon.
Mais, au pays de Descartes, tout n’est jamais aussi simple…
Face aux lourdeurs et inconséquences du marché international du cornichon, il ne resta plus que trois irréductibles « gaulois » pour prendre la tête de la résistance et poursuivre la production du cornichon authentique.
C’est ainsi que Sylvie Molleveaux, Gérard Hup et Florent Jeannequin, contre toute attente, remontèrent le long fleuve agité de la production du cornichon pour proposer à nouveau, à nos papilles gustatives ce délicat condiment « made in France ».
Cette belle histoire, qui nous n’en doutons pas, n’aura pas de fin, du moins celle escomptée par la grande distribution et les aléas du marché mondial, se poursuit aujourd’hui grâce au marché autrichien. Merci l’Europe ! En effet, notre consoeur de l’Yonne Républicaine nous apprend qu’une société autrichienne spécialisée dans le cornichon aigre-doux est sans aucun doute le chaînon manquant qui va permettre à nos trois « lascars » de poursuivre le combat du cornichon français. Certes, pour emporter le marché autrichien, ils ont dû modifier le calibrage de leurs cultures et passer de l’extrafin au gros. Mais bon, nous savons tous que l’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs…
Mais le combat n’est pas terminé. Loin s’en faut !
Maintenant, il va falloir coûte que coûte, revenir vers le marché français et imposer la production du cornichon de petit calibre, le seul véritable cornichon français. Pour gagner cette bataille, il va falloir un sursaut national. C’est à nous tous de monter au front et d’exiger que dans nos sandwichs une place soit faite, irrémédiablement au petit cornichon français, celui que l’on croque avec plaisir et qui nous laisse une saveur si agréable. Le combat pour la survie du cornichon français est un combat que nous devons mener au quotidien. C’est pour cette raison que nous souhaitons lancer dans les prochains jours une pétition nationale pour la sauvegarde du cornichon français. A quelques mois de l’élection présidentielle, il est évident que chaque candidat présumé ou potentiel doit se prononcer avec force et détermination sur ce délicat sujet.
J’imagine déjà chez certains internautes, à la lecture de cet article, un petit sourire narquois, peut-être même une ironie malsaine.
Pourtant, le combat pour la survie du cornichon français est d’une actualité brûlante. Il est temps que les citoyens de ce pays se mobilisent pour qu’une agriculture réfléchie et de qualité succède enfin à une économie délirante où les contraintes sont édictées dans les différentes places boursières occidentales.
Non, le combat pour le cornichon français n’est pas une bataille d’arrière-garde. Nous ne devons pas laisser la globalisation de l’économie nous emporter vers les abysses exponentiels que certains nous promettent. Il en va de notre survie comme de celle du cornichon.
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