CE N'EST PAS DE LA CENSURE MAIS ÇA Y RESSEMBLE !

Publié le par paul.a.cuenca



La France est un grand pays démocratique. Personne ne remettrait en cause cette affirmation. Mais de temps en temps, quelques petits signes éclaboussent cette vision idyllique. Ainsi cette semaine, deux faits de « censure molle » éclaboussent notre belle République.
C’est l’hebdomadaire culturel « Télérama » qui fait les frais de la première entorse à la règle. A l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, mercredi, une campagne de publicité était programmée sur le thème de « Télérama, nouvelle formule. Nous sommes durs, vous êtes pires ». Pour illustrer ce thème, l’hebdomadaire a sélectionné une série de lettres de lecteurs. L’une d’entre elles met l’accent sur l’omni présence de Nicolas Sarkozy sur les plateaux de télé : « Dimanche 15 janvier, « Vivement Dimanche ». Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C’est déjà la troisième fois qu’il invite Michel Drucker dans son émission ».
Il semblerait que la société d’affichage Métrobus n’ait pas le sens de l’humour. Elle a fait savoir à Télérama qu’elle refusait ce visuel… Ce sont les utilisateurs du métro et des bus qui vont se réjouir de cet excès de pudibonderie de la part de cette société d’affichage. Après le rejet de cette campagne de Télérama, il est bien évident, que nous n’allons plus voir ces femmes nues aux expressions suggestives, ou ces appels à la consommation de masse. En définitive, la société Métrobus est un allié qui s’ignore des commandos anti-pub qui sévissent de temps en temps dans les temples de l’affichage publicitaire…
Autre cas de « non censure » le dernier livre de Jean Montaldo « Chirac et les 40 menteurs » aux éditions Albin Michel. Europe 1 vient de refuser la campagne publicitaire prévue sur ses antennes. Le premier spot devait passer le 18 septembre dernier, le jour de l’interview du président de la République par Jean-Pierre Elkabbach…
Les raisons invoquées sont purement juridiques, cela va de soi !
Fait étonnant, le spot avait été enregistré quelques jours auparavant dans les studios d’Europe 1, sans provoquer la moindre remarque.
La campagne devait durer une semaine et apporter la modique somme de 130.000 € dans les bas de laine de la radio. En refusant ce pactole, Europe 1 devient par conséquent, un bel exemple d’entreprise philanthropique !!!
Dans son message, Jean Montaldo déclarait : « Oui, j’accuse Chirac et ses réseaux. Oui, preuves à l’appui, j’ouvre les dossiers d’une corruption impunie et sans limites ».
Mais, bien entendu, ces deux faits n’ont strictement rien à voir avec la censure…
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