RENAUD EST DE SON EPOQUE, HELAS !

Publié le par paul a. cuenca


                RENAUD, LA SOCIETE... ELLE VIENT DE T'AVOIR !!!

Donc, Renaud, le sauvage, Renaud, le révolté, Renaud, le contestataire, Renaud, le chanteur engagé, donc...
Ce n'était pas la peine de gueuler ta révolte à la face du monde, ducon, pour en arriver là...
Ta déprime, ton alcoolisme, ta femme larguée, ta fille toujours là, tes pastis à longueur de temps, et hop, miracle, te voilà changé.
Tu sors un album "Rouge Sang" où tu fais rimer facho avec sarko. Hou là là... T'as pas pris trop de risques, au moins ?
Alors tout le monde en parle. On t'admire, on te critique, on t'aime, on te déteste...
Mais Renaud tu as tellement changé que nous avons de la peine à croire que tu es le même bonhomme !
Tu vois, mec, ce qui nous reste en travers de la gueule, c'est que toi aussi, en vieillissant tu deviens con. Con et beauf à la fois, comme aurait pu le chanter un certain Jacques. Un grand, lui ! Pas comme toi !
Alors comme ça, tu roules en 4 x 4  et à l'occasion de ton mariage, cet été, tu as vendu en exclusivité les photos de la noce à la presse people.
Question subsidiaire : le montant de la transaction ?
Nous espérons que tu as placé les millions d'euros en bourse. Bien entendu, sur du "solidaire", de "l'équitable"... C'est la mode, paraît-il !
C'est quoi ton problème ?
Tu regrettes tant que cela, la belle époque? Celle de Mitterand et de la gauche caviar...
Vas-tu nous refaire le coup de la page de pub dans Libé pour un candidat socialiste ?
Nous sommes persuadés que la bobo Ségolène emportera tes suffrages...
Allez pour le fun, ces quelques paroles d'une chanson intitulée, je suis mort de rire, "Société tu ne m'auras pas..."
Ah oui ?
Dis, Renaud Séchan, tu t'en souviens ?
C'était de toi, à ce qu'il paraît !!!

Allez on reprend en coeur :

Y'a eu Antoine avant moi,
Y'a eu Dylan avant lui,
Après moi qui viendra ?
Après moi c'est pas fini.
On les a récupérés.
Oui mais moi on m'aura pas,
Je tirerai le premier,
Et j'viserai au bon endroit.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

J'ai marché sur bien des routes,
J'ai connu bien des pat'lins,
Partout on vit dans le doute,
Partout on attend la fin.
J'ai vu occuper ma ville
Par des cons en uniformes
Qu'étaient pas vraiment virils,
Mais qui s'prenaient pour des hommes.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

J'ai vu pousser des barricades,
J'ai vu pleurer mes copains,
J'ai entendu les grenades
Tonner au petit matin.
J'ai vu ce que tu faisais
Du peuple qui vit pour toi,
J'ai connu l'absurdité
De ta morale et de tes lois.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

Demain, prends garde à ta peau,
À ton fric, à ton boulot,
Car la vérité vaincra,
La Commune refleurira.
Mais en attendant, je chante,
Et je te crache à la gueule
Cette petite chanson méchante
Que t'écoutes dans ton fauteuil.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
J'ai hurlé pendant des mois,
J'ai crié sur tous les toits,
Ce que je pensais de toi,
Société, société,
Tu m'auras pas.

Paroles et musique : Renaud
Oui, Renaud, mais celui d'avant...
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Publié dans coup de gueule

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