DONNEZ-NOUS DU RÊVE ! DE L'ESPOIR ! DE L'UTOPIE

Publié le par paul a. cuenca


La lepénisation des esprits est en marche. Elle devient même active pour certains candidats à la présidentielle. Pour l’un, il faut créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, pour l’autre il faut chanter la marseillaise, posséder un drapeau tricolore dans son armoire… Avec des candidats qui marchent sur ses pas, Le Pen peut se permettre de ne rien dire ou de rire, et d’espérer engranger, dans quatre semaines les voix de ceux qui préféreront, comme il sait bien le dire, l’original à la copie…

Le débat de cette présidentielle tourne donc autour des immigrés, de l’identité nationale, de la nation. Des thèmes labourés depuis des années par le parti d’extrême droite. Quand Sarkozy souhaite la création d’un ministère de l’identité nationale, on peut se dire que c’est bien dans la ligne de cette droite dure qu’il souhaite s’attirer à lui. Mais quand Ségolène Royal, revêt le manteau de la nation avec sa marseillaise et son drapeau tricolore, on se pince le nez. La candidate socialiste aurait-elle des pertes de mémoire, quant à l’Histoire ? La Marseillaise fut un chant révolutionnaire… sous la Révolution. Par la suite, c’est avec ce chant et avec le drapeau bleu blanc rouge que furent massacrés les communards et les populations des colonies.
Il ne faudrait tout de même pas l’oublier !
Les deux candidats en tête des sondages veulent jouer sur le sentiment patriotique des citoyens. Nous ne pouvons tomber dans ce chaudron. Car, à travers les siècles, c’est bien au nom de la nation que des centaines de millions d’européens furent massacrés dans des guerres immondes.
Si nous devions posséder un drapeau, il me semble que celui de l’Europe nous réunirait.
Si nous devions chanter un hymne, il me semble que celui de l’Europe nous porterait à l’unisson.
Nous sommes des citoyens européens. C’est à ce titre que plusieurs générations d’hommes ne sont pas partie se faire tuer comme des chiens dans des guerres inutiles. Oui, nous sommes des citoyens européens. Et c’est à ce titre que des mères, des épouses, des filles, des sœurs, n’ont pas vu partir leurs maris, leurs époux, leurs frères se faire massacrer pour des intérêts qui ne les concernaient pas.
Je hais ces gens qui jouent sur les peurs ancestrales. Je hais ces candidats qui remettent au goût du jour la nation.
Nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne devons pas tomber dans ce piège-là.
On veut du rêve. On veut croire aux lendemains qui chantent. On veut que l’utopie ne soit plus un gros mot dans la bouche des candidats. On veut pouvoir encore espérer en un monde meilleur. On veut de la FRATERNITE, DE L’ÉGALITE, DE LA LIBERTÉ !
Mais là, c’est moi qui rêve, non ? On va encore me traiter d’utopiste…  Mais ça, je l’assume.
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M
bel article  , je pense  qu'on a tout à fait le droit encore de rêver d'un monde meilleur  mais pour quand ?  liberté, égalité , fraternité ...<br /> Bonne journée<br /> Mychèle
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