QUAND LA COCOTTE-MINUTE VA EXPLOSER...

Et comme ça, les politiciens et les médias pensaient que le problème des quartiers populaires était réglé ?
Mais faut-il que ces gens-là vivent dans un autre monde !
Ils ont la mémoire si courte que cela ?
Pourtant, c’était à peine il y a seize mois, les trois semaines d’émeute, l’état d’urgence, les milliers de voitures carbonisés, les bus enflammés, les gymnases, les bibliothèques partis en fumée, les médias du monde entier mobilisés par cette situation unique dans les pays développés…
La révolte des quartiers populaires était due à l’accumulation des inégalités subies par les populations, jeunes et moins jeunes confondus.
Des inégalités qui ont pour noms : pauvreté, chômage, discrimination, mal logement, mal transport, pas d’avenir…
Et ces inégalités auraient disparu ?
Pschitt !
Comme par enchantement.
Allez les jeunes regardez, Sarko l’enchanteur vous fait disparaître tout ça.
D’un coup de baguette magique, Ségo vous promet que demain ça ira mieux.
Bayrou vous comprend. Avec lui, ce sera le paradis au quotidien…
Avec Le Pen, de Villers, il suffira de virer tous les étrangers pour que vos problèmes n’existent plus…
Ah bon ? C’était si simple que cela. ?
C’est sûr, ils connaissent tellement vos difficultés ceux-là ! D’ailleurs, ils se sentent si solidaires de vous qu’ils paient l’impôt de solidarité sur la fortune. Ce n’est pas sympa ça ?
En définitive, vous êtes un tantinet ingrats, non ?
Vous devriez vous prosterner devant eux, et leur dire, avec condescendance :
Merci Madame, Merci Messieurs. Vous êtes nos bons Maîtres. Nous vous sommes reconnaissants de tout le bien que vous… vous faites !
Et au lieu de cela, vous vous révoltez ?
La France se trouve aujourd’hui dans un climat d’insurrection permanente. Le moindre incident, la moindre bavure peut faire basculer le pays dans une véritable « guerre civile ». Les quartiers populaires pourraient s’embraser, dans tout le pays, pour un rien. Mais cette situation insurrectionnelle, nous la devons, non pas à une jeunesse désoeuvrée mais au contraire, à une jeunesse qui ne veut plus continuer dans la galère permanente. Cette jeunesse veut aussi vivre. Cette jeunesse veut aussi espérer. Elle ne veut pas baisser les bras comme leurs aînés. Cette jeunesse refuse, à sa façon, l’inacceptable que vous lui proposez.
Écoutez-là, mesdames et messieurs les candidats ! Et trouvez des solutions avant qu’il ne soit trop tard.
Ne promettez surtout pas des miracles aux quartiers populaires de notre pays. Cela fait longtemps qu’ils n’y croient plus. Ils veulent du concret. Pas du vent. Surtout pas du vent. Même si, c’est dans ce domaine précis, que vous êtes les meilleurs…
Écoutez la révolte qui gronde un peu partout en France.
Regardez les images de mardi, Gare du Nord à Paris. Pour un simple contrôle de billet sept heures de violence. Sept heures d’affrontement entre les policiers et des centaines de jeunes.
S vous croyez que ces jeunes qui se sont battus avec autant de violence, mardi, n’étaient que des casseurs, je vous laisse réfléchir sur le témoignage de cette jeune femme qui avec ses mots parle de ces affrontements :
« C’était très violent. Oui, une très grande violence… Une violence inouïe par rapport à un fait bénin…. Je suis là depuis le début… De voir comment on est traité, ça génère une révolte… Voilà, à un moment, je me suis dit, allez on se met ensemble, on accepte plus de reculer devant les policiers. On impose notre droit à la parole… On ne supporte plus cet état de fait. Cette agression physique que nous connaissons tous les jours… Et maintenant, pour un ticket de métro, on frappe un jeune ? Oui, je me suis dit, on se met tous ensemble on fait la révolution. Là, maintenant. Tous ensemble… »
Oui, si vous voulez vous préoccuper de la jeunesse qui arrive des quartiers populaires, méditez bien cette intervention… Ne continuez pas à la berner avec vos promesses jamais tenues. Car le retour de bâton sera incommensurable. Ce n’est pas jouer au prophète que de le dire… C’est hélas, la bien triste réalité… Nous sommes assis sur une cocotte-minute. Reste à savoir le jour où elle va exploser. Car, ce qui est certain, c’est qu’elle explosera. Un jour ou l’autre !!!
Mais faut-il que ces gens-là vivent dans un autre monde !
Ils ont la mémoire si courte que cela ?
Pourtant, c’était à peine il y a seize mois, les trois semaines d’émeute, l’état d’urgence, les milliers de voitures carbonisés, les bus enflammés, les gymnases, les bibliothèques partis en fumée, les médias du monde entier mobilisés par cette situation unique dans les pays développés…
La révolte des quartiers populaires était due à l’accumulation des inégalités subies par les populations, jeunes et moins jeunes confondus.
Des inégalités qui ont pour noms : pauvreté, chômage, discrimination, mal logement, mal transport, pas d’avenir…
Et ces inégalités auraient disparu ?
Pschitt !
Comme par enchantement.
Allez les jeunes regardez, Sarko l’enchanteur vous fait disparaître tout ça.
D’un coup de baguette magique, Ségo vous promet que demain ça ira mieux.
Bayrou vous comprend. Avec lui, ce sera le paradis au quotidien…
Avec Le Pen, de Villers, il suffira de virer tous les étrangers pour que vos problèmes n’existent plus…
Ah bon ? C’était si simple que cela. ?
C’est sûr, ils connaissent tellement vos difficultés ceux-là ! D’ailleurs, ils se sentent si solidaires de vous qu’ils paient l’impôt de solidarité sur la fortune. Ce n’est pas sympa ça ?
En définitive, vous êtes un tantinet ingrats, non ?
Vous devriez vous prosterner devant eux, et leur dire, avec condescendance :
Merci Madame, Merci Messieurs. Vous êtes nos bons Maîtres. Nous vous sommes reconnaissants de tout le bien que vous… vous faites !
Et au lieu de cela, vous vous révoltez ?
La France se trouve aujourd’hui dans un climat d’insurrection permanente. Le moindre incident, la moindre bavure peut faire basculer le pays dans une véritable « guerre civile ». Les quartiers populaires pourraient s’embraser, dans tout le pays, pour un rien. Mais cette situation insurrectionnelle, nous la devons, non pas à une jeunesse désoeuvrée mais au contraire, à une jeunesse qui ne veut plus continuer dans la galère permanente. Cette jeunesse veut aussi vivre. Cette jeunesse veut aussi espérer. Elle ne veut pas baisser les bras comme leurs aînés. Cette jeunesse refuse, à sa façon, l’inacceptable que vous lui proposez.
Écoutez-là, mesdames et messieurs les candidats ! Et trouvez des solutions avant qu’il ne soit trop tard.
Ne promettez surtout pas des miracles aux quartiers populaires de notre pays. Cela fait longtemps qu’ils n’y croient plus. Ils veulent du concret. Pas du vent. Surtout pas du vent. Même si, c’est dans ce domaine précis, que vous êtes les meilleurs…
Écoutez la révolte qui gronde un peu partout en France.
Regardez les images de mardi, Gare du Nord à Paris. Pour un simple contrôle de billet sept heures de violence. Sept heures d’affrontement entre les policiers et des centaines de jeunes.
S vous croyez que ces jeunes qui se sont battus avec autant de violence, mardi, n’étaient que des casseurs, je vous laisse réfléchir sur le témoignage de cette jeune femme qui avec ses mots parle de ces affrontements :
« C’était très violent. Oui, une très grande violence… Une violence inouïe par rapport à un fait bénin…. Je suis là depuis le début… De voir comment on est traité, ça génère une révolte… Voilà, à un moment, je me suis dit, allez on se met ensemble, on accepte plus de reculer devant les policiers. On impose notre droit à la parole… On ne supporte plus cet état de fait. Cette agression physique que nous connaissons tous les jours… Et maintenant, pour un ticket de métro, on frappe un jeune ? Oui, je me suis dit, on se met tous ensemble on fait la révolution. Là, maintenant. Tous ensemble… »
Oui, si vous voulez vous préoccuper de la jeunesse qui arrive des quartiers populaires, méditez bien cette intervention… Ne continuez pas à la berner avec vos promesses jamais tenues. Car le retour de bâton sera incommensurable. Ce n’est pas jouer au prophète que de le dire… C’est hélas, la bien triste réalité… Nous sommes assis sur une cocotte-minute. Reste à savoir le jour où elle va exploser. Car, ce qui est certain, c’est qu’elle explosera. Un jour ou l’autre !!!
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