ALORS, C'EST LA FÊTE DES MÈRES ?

Bon, vous êtes au courant, c'est la fête des mères, la fêtes de mamans, la fête... Moi, j'ai horreur des fêtes. Surtout des fêtes officielles, obligatoires, imposées... Et en plus, celle-là qui fut remis au goût du jour par un certain Maréchal Pétain, un collabo de première, un moisi d'exception, un mec qui, ces derniers jours aurait tendance à revenir au goût du jour...
Alors, pour cette fête des mères, je vais vous parler de ... mon père. Ça changera et puis, ma mère, là où elle se trouve, elle doit se souvenir certainement que nous ne l'avons jamais fêté un jour de juin en particulier, mais plus certainement chaque jour de l'année...
Ainsi ...
Lorsque nous habitions dans une préfecture de province et qu'il devait se rendre à Paris, mon père avait ses habitudes. Il descendait au Grand Hôtel et dînait invariablement au Grand Café. Il s'installait à la terrasse couverte, commandait des huîtres, du chablis, dépliait Le Monde en attendant l'arrivée du premier plat. Un soir, un groupe de dîneurs s'engage sur la terrasse :
- Ah non ! fait un des types. Pas en vitrine !
Mon père, entendant ça, se retourne doucement vers l'intrus et lui lance :
- Vous avez raison, parce qu'avec vous ça serait la saison des soldes !
Le bonhomme a tourné les talons. Je parie qu'il n'en est jamais revenu. Mon père était comme ça...
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