Dans un éditorial accordé à Courrier International, le chanteur annonce sa décision d’arrêter de produire des albums et de faire de La Radiolina son dernier CD à sortir sur le marché. "Je n’arrêterai pas la musique" rassure-t-il, "mais, vu l’évolution technologique, peut-être que, par la suite, dès que j’aurai une nouvelle chanson, je la mettrai en ligne."
C'est dire si avec Manu Chao on est loin de l'industrie du disque qui condamne fermement cette pratique, et qui parfois pousse la répression jusqu'à demander aux chanteurs maisons de mener dans leurs propres chansons une véritable "guerre" contre les téléchargeurs ...
Pour Manu Chao : "Les grandes maisons de disques sont en difficulté, c’est un peu la fin des dinosaures pendant que d’autres industries, notamment celles qui fabriquent les lecteurs MP3, engrangent les bénéfices. Les uns perdent, les autres gagnent. Et nous, chanteurs, devons trouver notre place pour continuer."
Et Manu Chao d'enfoncer le clou : "Nous n’avions pas assez d’argent pour acheter de la musique, mais nous avions envie d’en écouter" tout en lançant au public un appel "intelligent" et censé : "Que les gens piratent les “gros” comme moi, ça ne me gêne pas. Mais qu’ils fassent l’effort d’acheter la musique des petits labels".