PETITS PROPOS ANODINS

A quinze ans, je n'avais plus peur de mon père. C'est dire si j'étais prêt à entrer dans la vie. Je m'en fichais. J'étais persuadé de mourir jeune. J'avais tort. On se trompe. On se trompe, à cet âge-là. On se trompe sur tout.
A trente cinq ans, j'ai eu un enfant. Ce fut une démarche si naturelle avec ma compagne de l'époque.
A vingt cinq ans, c'était une chose qui m'aurait semblé impensable.
A quinze jours de sa naissance, j'ai souhaité ne plus vouloir mourir. Je me disais que je n'avais plus le droit.
La vie, mon père, je les ai apprivoisés.
En fait, mon père, j'en suis sûr.
Pour la vie ... on ne sait jamais.
A bien y réfléchir, j'ai l'impression, que, par moments, dans mon existence tellement chaotique, elle m'est passée dessus comme un rouleau compresseur...
( à suivre ... ou pas !)
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